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Le Burkina Faso compte une population majoritairement jeune ; les moins de 35 ans représentent 80 % de la population, selon le recensement de 2006. Malgré son poids démographique, cette jeunesse reste insuffisamment intégrée dans les processus politiques ainsi que dans les politiques de développement. Les jeunes représentent près de 85 % des demandeurs d’emploi au Burkina Faso,cela dans un contexte régional fragile, marqué depuis la crise malienne de 2012, par la montée de l’extrémisme violent et du terrorisme. La précarité et la marginalisation figurent parmi les facteurs déterminants de l’enrôlement des jeunes dans les groupes armés irréguliers et mouvements religieux radicaux comme Al-Qaida au Maghreb Islamique (Aqmi), Boko Haram, etc. En dépit de ces situations d’exclusion, et de leur faible insertion dans le tissu socio-économique, les jeunes du Burkina Faso résistent jusqu’ici à la tentation de l’extrémisme. C’est ainsi que l’IGD en partenariat avec le Groupe d’étude et d’information sur la Paix et la Sécurité (GRIP) ont initié un projet dénommé « Jeunesse africaine et dynamiques de résilience à la violence, à l’exclusion et l’injustice »  dont l’objectif général est de produire des connaissances objectives sur les stratégies de résilience des jeunes face à la violence sociopolitique. Ces connaissances pourraient être utilisées par les structures publiques nationales et locales en charge de la problématique de la jeunesse au Burkina Faso dans le but de développer des politiques publiques, des programmes et stratégies efficaces de lutte et de prévention des violences sociopolitiques. Les objectifs spécifiques poursuivis par le projet sont les suivants :

  • Identifier dans les deux pays les mécanismes contribuant à un changement positif de la trajectoire sociale des jeunes en termes de résilience à la violence, aux discriminations et à l’exclusion sociopolitique.
  • Recenser et analyser les exemples (spécifiques et communs) de transformation positive, ainsi que les bonnes pratiques développées par les jeunes en vue de leur mise à l’échelle pour limiter et prévenir l’engagement des jeunes femmes et hommes dans les activités de violences socio-politiques.
  • Suggérer des recommandations opérationnelles pour une meilleure prise en compte des aspirations des jeunes hommes et femmes dans les politiques publiques, particulièrement celles ciblant la jeunesse.


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